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lundi, décembre 12, 2011

Les bornes interactives se développent dans les magasins

Même si cela est récent et reste encore limité, on voit de plus en plus de bornes interactives apparaître dans les magasins.

En effet, malgré le formidable essor des ventes en ligne, le magasin physique reste encore de manière écrasante le 1er canal d’achat des consommateurs.
En parallèle, les consommateurs sont devenus de plus en plus exigeants sur l’information et l’offre produit disponibles pour faire leur choix.

Contrairement au web, l’offre et l’information sont souvent plus limitée en magasin (manque de place, de disponibilité ou de connaissances des vendeurs, …) rendant parfois l’expérience d’achat déceptive ou inachevée.

Face à ce constat, les enseignes ont compris l’intérêt de transposer ces forces du canal web dans leurs magasins dans le cadre d’une véritable stratégie multi-canal (web + magasin physique).

Les bornes interactives qui se développent de plus en plus s’inscrivent dans cette stratégie.
L’intérêt de ces bornes sont multiples et se positionnent avec l’objectif d’aider le client dans sa recherche du produit et dans la finalisation de son acte d’achat :
> Un accès au catalogue du magasin pour trouver l’emplacement et la disponibilité d’un produit rapidement.
> Obtenir un complément d’information sur un produit (via un scan du produit) : vidéo, avis consommateurs, explications détaillées, fonctionnement, ...
> Rendre le client plus autonome dans son shopping en magasin s’il le souhaite.
> Faire du push produit sur la borne, à la manière du cross-selling, aujourd’hui outil indispensable du e-commerce.

Un des autres gros points d’intérêt de ces bornes résident dans la possibilité de donner accès au client de manière virtuelle à une offre bien plus large que celle disponible en magasin.
Le client pourra par exemple choisir sur la borne un produit non disponible dans la boutique et finaliser directement son achat virtuellement en se faisant livrer chez lui.
Ainsi le magasin réussit à transformer des ventes qu’il aurait perdues par le passé.

On constate donc avec ces outils les enseignes de retail classique évolue vers une véritable stratégie cross-canal en ne mettant plus en opposition e-commerce/web et réseaux physiques mais bien en s’appuyant sur les avantages de chacun pour améliorer l’expérience client.


Quelques exemples de bornes interactives :

> King Jouet, le spécialiste du jouet a installé des bornes dans ses magasins à l’approche de Noël.




> But teste les bornes interactives dans ses magasins.

> Carrefour Planet et son sommelier virtuel : pour faciliter le choix du vin par le client.



mardi, novembre 01, 2011

La carte de France des drive alimentaire

Via LSA

Une carto intéressante des drives de France vue sur LSA.


On constate que le territoire commence à être bien maillé par les différentes enseignes.
Selon l'article, on compte désormais quasiment 700 drives sur l'ensemble du pays.

3 modes de fonctionnement cohabitent désormais :

> Le drive solo (ex : chronodrive) avec un entrepôt propre non adossé à une grande surface.
Comme le souligne l'article, cela permet une souplesse bien plus grand dans le choix des emplacement pour pouvoir se positionner près des axes de passage.
Chronodrive a ainsi développer 36 drives sur ce modèle. Du chemin a été parcouru depuis l'ouverture de son 3ème point de vente en région nantaise, il y a un peu plus de 4 ans!

> Le picking magasin : avec une récupération des produits directement dans le stock du magasin (ex : Système U, Cora, Intermarché)

> Le drive collé à un magasin mais avec un entrepôt dédié (ex : Auchan Drive, Leclerc)

Aujourd'hui, toutes les grandes enseignes de distribution alimentaire mises sur ce service comment relai de croissance :
- Carrefour : courses.carrefour.fr
- Leclerc : www.leclercdrive.fr
- Intermarché : www.expressmarche.com
- Système U : www.coursesu.com
- Auchan : www.auchandrive.fr
- Cora : www.coradrive.fr
- Casino : www.mescoursescasino.fr et www.casinoexpress.fr

mercredi, octobre 26, 2011

L'e-commerce de produits surgelés

La vente en ligne de produits alimentaires est (avec les articles de sport) un des sujets e-commerce que je trouve les plus passionnants de part l’enjeu des problématiques de livraison et service.

C’est donc avec intérêt que je viens de découvrir que toupargel.fr à lancer un « corner » dédié à la célèbre Marque de glaces Ben & Jerry’s il y a quelques semaines. (Source : supermarche.tv).


Comme l’explique l’article, l’objectif pour Toupargel est de s’appuyer sur la notoriété de la Marque américaine en France pour attirer une clientèle de jeunes et « d’adeptes du e-commerce ».
Une action qui s’inscrit dans la volonté de l’enseigne de renforcer sa stratégie digitale notamment par le biais de son site e-commerce (lancé en mars 2010) mais aussi par sa nouvelle page Facebook et son blog « Cuisinez surgelé ».
Face à un chiffre d’affaire en baisse en 2010 (-2,1% à 351 millions d’euros), le e-commerce apparaît clairement comme un relai de croissance fort pour l’enseigne multicanales.

Les premiers résultats du site e-commerce en 2010 semblent aller dans ce sens :
> 2,4 millions d’euros de CA
> 40 000 commandes
> Panier moyen de 122€ (contre 54€ pour les camions)

En parallèle, son site de produits frais et épicerie a réalisé un CA de 700 000€ en 2010.
Comme l’écrit ecommercemag, pour l’enseigne, le e-commerce permet de toucher une clientèle plus jeune, plus dépensière et plus urbaine face à une historique sans doute plus âgée et rurale.
D’ailleurs, les ambitions de l’enseigne sont importantes : elle table sur un objectif de 50 millions d’€ en 2013 sur Internet !


Si l’objectif est ambitieux, je pense que l’enseigne est plus généralement les livreurs à domicile historiques de surgelés (Thiriet, Maximo) ont de vrais atouts pour se développer sur le e-commerce malgré un concurrent de taille avec Picard. Elles bénéficient d’une culture forte de la vente à distance (process, marketing, logistique, …) et surtout d'une très grande maîtrise de la livraison à domicile au client final.

En effet, face à des acteurs plus « récents » que sont les cybermarchés ou les drives, la livraison à domicile est le métier historique de ces acteurs (depuis 1969 pour Toupargel par exemple !)… Autant dire que les process, l’optimisation des flux, la maîtrise de la chaîne du froid, éléments fondamentaux dans le e-commerce alimentaire, sont aujourd’hui parfaitement maîtrisés !

De plus, leur maillage du territoire (34 000 communes livrées par Toupargel) reste un très fort élément différenciant face aux cybermarchés qui se limitent encore souvent aux grandes agglomérations.
L’explosion actuelle des ouvertures de drives démontrent toutefois la volonté des grandes enseignes alimentaires de créer un lien de proximité avec les clients « web ».


Et les autres ?

Thiriet, acteur historique aussi de ce secteur suit le même chemin avec son site thiriet.com assez ergonomique mais moins « commercial » que celui de Toupargel, on est pourtant là pour faire « dépenser » le client !



Il propose également toute son offre en ligne mais reste pour le moment focaliser sur ses produits surgelés contrairement à Toupargel et son site placedumarche.fr.

Par contre, Thiriet va plus loin en terme de livraison en proposant en parallèle la livraison à domicile, la possibilité au client de venir retirer sa commande en magasin (drive) lui offrant ainsi une souplesse plus grande. Pour cela l’enseigne peut s’appuyer sur plus de 160 magasins en France.



Maximo : l’enseigne n’a pas pris pour le moment le pas du e-commerce avec un site vieillot, peu ergonomique… et des fiches produit… sans prix. Dans ce cas, difficile pour le client de préparer sa commande sur le web, alors que tout est disponible à quelques clics chez les concurrents. L’enseigne se fait clairement distancer pour le moment par ses concurrents sur la vente en ligne.


Enfin, Picard, le leader du secteur des surgelés (qui historiquement a commencé par la livraison à domicile en 1974) dispose lui aussi d’un site e-commerce depuis 2000.
Même si la boutique en ligne n’est pas vraiment valorisée sur le site picard.fr, le e-commerce représente toutefois 2% de ses ventes en 2010 soit déjà 25 millions d’euros !



Autant dire que si Picard souhaite vraiment accélérer sur la vente en ligne, elle dispose de gros atouts : une énorme notoriété et un réseau de plus de 800 magasins qui pourraient accompagner une stratégie de drives (même si la majorité de ses magasins sont situés à Paris).

Toutefois, si l’enseigne souhaiter développer les ventes en ligne, cela ne se fera pas au détriment de son réseau de magasins.


Conclusion

La vente en ligne de produits surgelés suit donc naturellement l’évolution du e-commerce. L’enjeu pour ces acteurs et notamment pour les livreurs à domicile historiques est d’intégrer le web dans leur stratégie multicanale en travaillant les éléments de différenciation (en complément bien sûr d’une offre produit compétitive) :

- Une offre de livraison impeccable (maîtrise de la chaîne du froid, contrôle qualité…)

- Une offre de livraison adaptée aux attentes des clients (plages horaires larges, variété de livraison : domicile, drive, extension des zones de livraison…)

- Une offre de livraison la moins chère possible (gratuite chez toupargel) qui reste un des points de blocage des cybermarchés.

- Un service client rôdé aux problématiques de la vente à distance et de la livraison à domicile.

- Un marketing et une conquête client adaptés (programme de fidélisation, attirer le client par du contenu (recettes, conseils cuisine, …).


Des enjeux intéressants pour suivre l’exemple des VADistes textile historiques (La Redoute, 3 Suisses) qui réalisent aujourd'hui plus de 50% de leurs ventes via le web face aux canaux historiques (commande papier ou par téléphone).


UPDATE : 14/01/2012
Le Groupe Toupargel annonce un CA en baisse de 3,5% pour 2011 à 339,2 millions d’euros (-3,8% pour les surgelés et +1,7% pour l’activité « frais et épicerie ».
Par contre, la boutique en ligne toupargel.fr « enregistre des progressions soutenues mois après mois » et représente désormais 1,5% du CA soit environ 4,7 millions d’euros.
Source : LSA

mardi, janvier 06, 2009

Préparer ses achats en magasin sur Internet

Préparer ses achats en magasin en utilisant Internet est devenu une pratique plus que naturelle pour un grand nombre de consommateurs.

De nombreuses études et chiffres illustrent cette "nouvelle" pratique qui consistent à rechercher de l'info sur les produits sur le web et ensuite de se rendre dans un magasin physique pour finaliser son achat :
- Plus de 67% à préférer rechercher en ligne et acheter en magasin « brick and mortar »
- 68% à comparer les prix en ligne avant de se rendre dans un magasin en briques et en mortier
- 58% à répérer où acheter avant se rendre dans un point de vente.
Source Getelastic

Capitaine Commerce met en avant les différentes motivations de ces consommateurs :
- Pour voir le produit de près
- Pour recevoir le produit plus rapidement qu’il ne pourrait être expédié
- Pour éviter de payer des frais de livraison - Pour ne pas donner d’informations personnelles en ligne

Si les raisons évoquées précédemment sont surtout les conséquences des limites/contraintes du e-commerce, je pense qu'on peut aussi en ajouter plusieurs qui sont elles des forces du web :
- Pouvoir faire son choix au préalable sans avoir à ce déplacer et donc ne se rendre en magasin qu'une fois son choix fait
- Vérifier la disponibilité de son produit en magasin. C'est un service qui est de plus en plus proposer par les enseignes click and mortar. Les client sont donc désormais sûrs de trouver leur produit en allant en magasin.
- Comparer facilement les produits entre les différentes enseignes (prix, caractéristiques techniques, ...). Le web offre un comparatif immédiat entre les différents marques et distributeurs.

Les raisons de préparer les achats sur Internet avant d'aller en magasin sont donc très nombreuses pour les consommateurs et pour nombre d'entre eux, ils utilisent l'un ou l'autre canal de manière complémentaire.
Dans ce cadre, les enseignes possédant un réseau de magasins et une présence en ligne (e-commerce notamment) ont un réel avantage car elles peuvent proposer un ensemble de services et informations très riches pour les clients et dans ce cas les 2 canaux de ventes sont bien évidemment gagnants!

vendredi, mai 30, 2008

Système U déploie son cybermarché

L'enseigne qui regroupe tous les magasins U a lancé mi-mai son cybermarché coursesu.com.

Ce nouveau service n'est pour le moment disponible que dans une vingtaine de magasins. L'enseigne reprend le même modèle que ces concurrents comme Intermarché ou Leclerc (2 magasins dans la région toulousaine pour le moment), c'est à dire que le client va retirer ses courses dans le magasin proche de chez lui après avoir passer sa commande sur Internet.

Selon le JDN, Super U devrait inaugurer officiellement au second semestre son cybermarché avec une "version rajeunie".

dimanche, décembre 09, 2007

Le web local plébsicité par Google... puis rectifie

J'ai constaté avec "surprise" que Google avait "sacré" comme requête 2007 ayant la plus forte progression sur son moteur "le bon coin".
Pour ceux qui ne le connaissent pas, leboncoin.fr est un service de petites annonces gratuites et locales.
Selon l'annonce de Google, "le bon coin" arrivait aussi en tête des requêtes les plus tapées :

Les 10 requêtes les plus populaires :
Le bon coin
YouTube
Secret story
Facebook
Badoo
Radioblog
MySpace
Facebox
Orange
eBay

Source Abondance

Passé l'effet de surprise, on a pu lire un rectificatif de Google, expliquant qu'une erreur de traitement des données avait amené ce classement. Désormais le nouveau classement des requêtes les plus tapées est le suivant :
Ebay
Youtube
Secret story
Facebook
Badoo
Radioblog
Myspace
Facebox
Orange

Même si le web local semble de plus en plus plébisicté par les Internautes, il faudra encore attendre un peu pour le voir apapraître dans ce classement :)

En tout cas, un bon coup de pub pour ce site d'annonces locales!!!

dimanche, octobre 21, 2007

Recherche locale de produits : un outil pour le commerce de proximité?

Un très bon article d'InternetActu qui soulève la question de la recherche locale de produits.

Sur ce sujet, weblocal pose un certain nombre de questions très intéressantes sur cette problématique de la recherche locale de produits et sur l'émergence de nouveaux business possibles sur ce thème :

- Comment cataloguer l’offre marchande locale physique du commerçant du coin de la rue ?
- Comment mesurer l’influence d’internet sur l’acte d’achat en magasin ?
- Comment renforcer la connexion entre internet et boutique physique ?

dimanche, octobre 07, 2007

Les hypermarchés s'étendent sur le web

Face à l’existence et au développement des cybermarchés tels Hourra, Telemarket, Ooshop ou encore Auchan Direct, les grandes enseignes de distribution semblent vouloir développer leurs propres services de ventes en ligne via leurs réseaux de magasins.
En effet, ces derniers sont de plus en plus nombreux à proposer le passage de commande par Internet avec livraison à domicile ou le retrait en magasin « drive »

Je vous avais présenté dans un article précédent le principe du drive à travers l’exemple de Chronodrive. Je ne vais pas revenir sur les différents avantages qu’offre ce type de service que j’avais développé dans ce même article.

Mais à l’heure actuelle, où en sont les différentes enseignes? Et bien, elles n’en sont pas toutes au même niveau. Toutefois, elles semblent toutes aller dans la même direction. Si pour certaines, ce type de service en est encore à la phase de test, pour d’autres, c’est déjà un réel vecteur de ventes.
Zoom sur les différentes enseignes :

Intermarché : l’enseigne a lancé son concept de cybermarché : expressmarché.com en avril 2004 sous la forme d’un test auprès de 15 magasins. Le but était de vérifier l’intérêt de ce service.
Face aux retours positifs, l’enseigne a étendu ce concept à plusieurs magasins (une quarantaine de magasins début 2007). Mais Intermarché souhaite accélérer le développement de ce service pour atteindre 150 magasins fin 2007. Le site Internet propose environ 5000 produits et deux types de services : le retrait en magasin ou la livraison à domicile facturée entre 5 et 9 euros.

Auchan : l’enseigne nordiste (qui est aussi l’actionnaire de Chronodrive) a lancé son cybermarché de proximité sous le nom d’Auchandrive qui a ouvert son premier « magasin » début 2006. Aujourd’hui l’enseigne dispose de 3 magasins dans le Nord et d’un 4e dans la région parisienne à Plaisir. Ici, la commande ne peut se faire que par un retrait en magasin, avec un service totalement gratuit.

Leclerc : le distributeur vient, lui aussi, de se lancer avec expressdrive depuis la fin du mois d’août. Mais pour le moment, ce service n’est disponible que dans un seul magasin à Roques, près de Toulouse.
Là aussi, le client passe sa commande sur Internet et vient ensuite la retirer à une borne électronique au magasin. Si le client ne s’est pas présenté pour le retrait dans les 3 jours, la commande est annulée et il est remboursé moyennent 5 euros pour les frais de gestion. Ce service reste néanmoins totalement gratuit.
Leclerc a pour ambition de développer ce type de prestation dans une centaine de magasins.

Système U : il va tester un service de course en ligne auprès d’une trentaine de magasins.

Franprix-Leader Price : ils ont lancé début mai le site coursengo.com. Ce service démarre avec 4 magasins sur Paris qui permettent de couvrir 9 arrondissements de la Capitale.
Le site propose la livraison à domicile (facturée 7,90€ mais gratuite pour les commandes de plus de 160€) mais aussi le retrait de la commande directement dans le supermarché. Ce dernier service étant gratuit pour les commandes supérieures à 75€. Si ce service est uniquement disponible à Paris pour le moment, la volonté affichée est de s’ouvrir à d’autres magasins franchisés, notamment en Rhône-Alpes et PACA.

Les initiatives de cybermarchés de proximité ne manquent pas et le service de drive semble une alternative envisagée par toutes les enseignes. C’est un moyen efficace de faire disparaître les contraintes des cybermarchés classiques (nécessité d’être chez soi, prix de la livraison…). Avec ce service de « retrait en magasin », les hypermarchés se dotent d’un atout pour convaincre un plus grand nombre de clients.

Pour les enseignes de distribution, le développement de service de course en ligne avec retrait en magasin peut s’appuyer sur la force de frappe que constitue leurs réseaux de magasins qui maillent le territoire. Cette répartition géographique leur permet de constituer « un tissu de supermarchés virtuels ».
Une organisation idéale pour un déploiement rapide sur tout le territoire !

Je ferais prochainement une analyse de ces différents services (navigation, prix...).

Sources :
LSA, n°2007 "Regain d'intérêt pour les supermarchés en ligne"
Franprix-Leaderprice teste le cybermarché en ligne avec Coursengo
Intermarché deploie son cybermarché au niveau national

Un autre exemple en Belgique : Colruyt. A découvrir chez buzzinessman

jeudi, juillet 05, 2007

Chronodrive : les clés du succès du e-commerce de proximité?

L'enseigne alimentaire Chronodrive a ouvert son 3ème magasin en juin dans l'agglomération nantaise.
Pour ceuw qui ne connaîtraient pas encore ce concept mêlant e-commerce et commerce de proximité, j'en avais déjà parlé il y a quelques mois ici. Pour résumé, vous faites vos courses sur Internet et vous venez les retirez dans un magasin physique quand vous le souhaitez.

Voici une vidéo pour mieux comprendre comment ça se passe (vue chez Thibault en provenance de chez JeanPhiGallet) :


Ayant travaillé là-bas pendant 6 mois en tant qu'étudiant, j'ai pu voir comment fonctionnait le système et je dois dire que je trouves ça vraiment efficace.

Selon moi, de nombreuses raisons font que ce concept va continuer à se développer car ils suppriment les contraintes des courses en magasin mais aussi celles de l'achat en ligne :

- Vous n'êtes pas obligé de faire la queue dans les supermarchés et de perdre 2 heures dans les rayons (même si certains aiment ça)

- Vous pouvez faire vos courses tranquillement de chez vous quand vous voulez.

- Vous n'êtes pas obligé d'être bloqué chez vous en attendant que le livreur passe.

- Vous ne payez pas de surplus pour la livraison à domicile.

- Pour les personnes réticentes à payer en ligne, vous pouvez régler votre commande à la borne quand vous venez retirer votre commande.

- Vous n'êtes pas contraint par une heure fixe de retrait (votre commande est conservée pendant 24h après l'heure de retrait que vous aviez choisi).

Je pense donc que ce concept possède tous les arguments pour se développer et faire émerger une nouvelle façon de faire ses courses même si comme le dit Nellio, il serait temps qu'ils se mettent à faire un peu de fidélisation maintenant qu'ils commencent à être bien connus!

Ils parlent de web local et de commerce de proximité

- Justacoté nous annonce la sortie de Yahoo! Local dans le domaine du search local.

- Daniel Gerges nous parle de la complémentarité Internet/magasin et s'interroge sur l'Internet de proximité. Moi en tout cas, j'y crois!

- Thierry Rousseau nous présente de nombreux services web locaux.

mercredi, juin 27, 2007

Le web local de La Poste

La Poste vient de lancer un nouveau service de web local : toutpresdecheznous.fr.

L'objectif de ce site est de proposé à tout le monde (particulier, commerçant, association...) un espace pour annoncer un évènement, faire découvrir un endroit aux habitants de son quartier.
Ce site s'inscrit dans la "forte tendance" des nouveaux services de recherche locale dont je parle régulièrement sur ce blog.

Pour les artisans et petits commerçants, ce site leur permet de s'offrir un peu de visibilité locale moyennant une inscription professionnelle.
Grâce à celle-ci, ils ont la possibilité d'avoir leur inscription visible par les tous les lecteurs pendant 2 semaines, de mettre en avant leurs évènements commerciaux, de participer aux discussions des Internautes et de consulter les profils des membres.

C'est donc pour les professionnels, un moyen efficace pour se faire connaitre auprès d'une clientèle plus large et pourquoi pas de créer des contacts professionnels. Renalid présente de manière très claire, les possibilités qu'offrent ce service aux particuliers et associations.
La Poste ne semble donc pas vouloir rester à l'écart des possibilités offertes par les services de web local.

Je reviendrai plus tard sur l'intérêt d'un tel service et sur les avantages que peuvent en tirer selon moi les professionnels mais aussi La Poste.

mardi, juin 19, 2007

Liens en vrac

- Une vidéo de présentation de conseils pour créer sa boutique en ligne. Assez intéressant, pour ceux qui ne savent pas par où commencer avant de se lancer :
entreprenez.fr

- Un reportage sur Cityssimo, le service de retrait de colis 24h/24, 7j/7 de La Poste. Accessible seulement à Paris, Nantes et Lille pour le moment, c'est une alternative intéressante pour la question essentielle de la livraison pour tous les VADistes.
Toutefois, ce service me semble restreint aux grandes agglomération :
Reportage Cityssimo

- Aussi sur le JDN, une présentation d'outils d'aide au référencement bien utile :
Outils d'aide au référencement

- L'indicateur trimestriel de l'ACSEL sur l'activité e-commerce des PME ET TPE. De nombreux chiffres intéressants et très encourageants concernant son développement :
Enquête Acsel

- Un article super intéressant et rare sur l'algorithme de Google :
Blog outil-referencement

- Une phrase de Gauthier Picard, PDG de rueducommerce.com et qui traduit le dynamisme du e-commerce chez les PME :
"22.000 petits sites de commerce représentent 60 % du marché du e-commerce et ont une croissance de 50 % par an, soit deux fois plus que celle des 30 plus gros acteurs.".
Le site de vente de produits high-tech souhaite ouvrir des espaces de ventes à ces petits commerçants.

samedi, juin 02, 2007

Des nouvelles du web de proximité

Un petit tour d'horizon des dernières évolutions qui m'ont marquées (ou au moins interpelé) concernant l'actualité du web de proximité et notamment tous les "nouveaux" services de recherche locale dont je parle régulièrement ici.

Justacoté (dont je trouve le graphisme épuré vraiment sympa) vient d'intégrer un nouveau service vraiment utile. Désormais, les Internautes, en plus de laisser leurs avis sur les services qu'il utilisent, peuvent également mettre les horaires d'ouverture de ce service ou commerce. Une info très utile quand on fait ce type de recherche et pas facile à trouver si le commerçant ne possède pas son propre site. J'avais déjà découvert un tel service mais ici il prend encore plus de valeur en étant couplé aux avis des consommateurs.

Voozici et Dismoiou ont lancé un service identique assez intéressant. Appelé Blogbox chez le premier et Geoplayer chez le deuxième, ce service permet d'importer sur son propre blog ou site une carte intégrant tous ses endroits préférés (commerces, restos, bars...) à partir du site de recherche. Une façon sympa et rapide de présenter ses endroits favoris (et pour les éditeurs de faire un peu de pub au passage(...)).

Encore sur Voozici, une autre nouveauté est l'intégration des professionnels sur le site. Ces derniers peuvent eux aussi renseigner les informations concernant leurs propres commerce, resto... Ils peuvent y ajouter les horaires ainsi que des photos et tout cela gratuitement (pour le moment seulement?). En tout cas, je trouves que c'est un moyen vraiment efficace pour inciter les professionnels à participer au service et ainsi leur faire prendre conscience de l'intérêt et de l'impact que peut avoir un tel service pour eux. Une bonne porte d'entrée pour pourquoi pas envisager la mise en place de services supplémentaires (et cette fois payant!!!!) toujours pour les professionnels (on en revient à la question du modèle économique de ce type de service).

VendezMalin est un autre service de proximité qui vient de voir le jour. C'est un dépôt vente de produit Ebay basé à Paris. Son fonctionnement est simple, vous déposez vos produits au dépôt et ce dernier prend en charge l'intégralité de la vente sur la plateforme (photo, rédaction de l'annonce, suivi de la vente...). En échange, le dépôt récupère un pourcentage de la vente (voir la présentation). Un service pratique pour toutes les personnes souhaitant vendre (ou se débarrasser) des objets inutiles et qui n'ont pas le temps (ou l'envie) de les mettre eux-mêmes en vente sur Ebay.
Thibault vient de lancer le même service dans la région lilloise avec Vendido.

Je suis curieux de voir comment vont se développer tous ces services!!

PS : à lire le sujet de Michel de Guilhermier qui illustre parfaitement la force du web pour faire la promotion (ou le contraire!!) des professionnels, commerces...C'est ici et ici.

mercredi, mai 23, 2007

Faire contribuer les Internautes, un dur combat!

J'ai lu il y a quelques semaines (mais pas le temps d'en parler) un billet très intéressant sur weblocal concernant la participation des Internautes aux contenus des sites. On y découvre ainsi que "seulement 0,16 % des visiteurs de You Tube viendraient y déposer des vidéos, et 0,2 % des visiteurs de Flickr viendraient y déposer des photos" (voir l'article sur pointblog).

A la vue de ces chiffres, on s'aperçoit que malgré l'explosion du web dit participatif ou communautaire, ce concept ne semble encore représenter qu'une goutte d'eau des pratiques d'Internet (...). L'article de Weblocal met cela en relation avec la règle du 90-9-1 de Jakob Nielsen et que je trouve extrêmement vrai :
- 90% des utilisateurs en moyenne sont passifs et n'apportent pas de contenus aux sites
- 9% contribuent occasionnellement
- 1% participe beaucoup et contribue à l'immense majorité des contenus générés par les Internautes.

Je trouve l'analyse de Bertrand Saulier (le rédacteur de weblocal) quand à la pérennité des services de web local et plus particulièrement de recherche locale dont je vous ai déjà parlé ici, ici et encore ici vraiment pertinente. Pour lui, cette faible participation semble rendre difficile le développement des sites basés uniquement sur l'apport des Internautes. Avec l'apparition de ces nouveaux service locaux, je m'étais fait aussi cette réflexion quand au modèle économique de ces services. En effet, il me semble que pour eux, les sources de revenus devaient provenir des commerçants, artisans, professionnels qui allaient se servir de ces sites pour communiquer (pub, annonces, vitrines on-line...) auprès d'une cible réceptive et qualifiée.
Mais dès lors, comment convaincre des annonceurs si le site n'attire que quelques centaines de contributeurs réguliers. Pour les annonceurs, cela représente une visibilité sans doute assez restreinte (même s'il faut bien évidemment différencier contributeurs et visiteurs du site!).

Pour devenir vraiment "attractif" pour les professionnels, il faut obligatoirement posséder un contenu étoffé. Mais comment faire alors? Comme le souligne weblocal, les éditeurs du site peuvent eux aussi participer à l'enrichissement du contenu. On peut aussi se demander s'il n'est pas utile de récompenser les contributeurs afin de les inciter à plus participer. Si oui, sous quelle forme : argent, cadeau??? Mais dans tous les cas, en adoptant ces dernières solutions, on s'éloigne clairement du concept original de web participatif!!

Personnellement, je crois au réel intérêt de ces services locaux basés sur la contribution et l'échange volontaire même si objectivement, je suis encore sceptique sur leur capacité réelle à générer des revenus.

mardi, mai 22, 2007

Supermarché virtuel de proximité : une nouvelle façon de vendre pour les petits commerces?

Je découvre via le blog de Thibault, un concept super intéressant (il ne me semble pas que cela existe en France, du moins pas sous cette forme là) : Poptotheshops. C'est en fait un supermarché virtuel de proximité qui se situe au sud du Pays de Galles. Ce supermarché on-line propose les produits des petits commerçants locaux avec la livraison à domicile : boucher, poissonnier, boulanger...

L'idée classique à la base (les supermarchés alimentaires on-line ne sont pas nouveaux : Hourra, telemarket existent depuis plusieurs années, mais il se démarque par son positionnement. En ne vendant que les produits des commerces locaux, le site maintient le lien entre le client et le commerçant tout en effaçant les contraintes d'horaires du magasin traditionnel. Comme le souligne Thibault, 36 commerces ont déjà rejoint le site et seulement un seul s'est retiré car il ne pouvait plus faire face au surplus d'actvité engendré, ce qui démontre déjà un certain succès (même s'il n'y a encore que 300 clients).

Pour les commerçants, l'intérêt est très grand. Ils peuvent rendre leur offre accessible en permanence et donc se démarquer des hypermarchés aux horaires d'ouverture souvent plus larges. Mais surtout, en se rassemblant sur une même plateforme, les commerçants augmentent fortement leur visibilité en permettant aux visiteurs de se rendre dans de nombreux commerces en quelques clics. De plus, les coûts de mise en place et de gestion sont nettement moins importants pour chaque commerçant puisqu'il n'a pas à supporter individuellement la gestion d'un site de vente en ligne.
Pour cela, chaque magasin présent sur le site reverse une commission de 10-15% sur ces ventes, ce qui reste assez intéressant compte tenu des débouchés envisageables.

Une des question qui se pose vis à vis de ce concept est la délimitation géographique. Poptotheshops semble déjà avoir intégrer cette question puisque Springwise explique que le système a été conçu pour permettre la création de nouveaux territoires de la taille d'un simple code postal jusqu'à la taille d'un pays.

Ce concept est vraiment intéressant car ils permet aux petits commerçants de s'initier à un nouveau canal de vente tout en limitant les risques financiers et sans risque de cannibaliser leur magasin. Mais cela prend encore plus de sens, si on envisage d'utiliser ce type de site comme un véritable outil de relation-client. En effet, en plus de l'activité vente en ligne, ce site pourrait permettre aux commerces de proposer de nombreux services à destination des clients : mise en avant d'évènements, d'offres spéciales, donner la possibilité aux clients de passer des commandes spéciales, à venir retirer en magasin (comme pour le boulanger par exemple)... Les possibilités offertes sont assez nombreuses et peuvent constituer une ressource de revenus non négligeables pour les commerces de proximité.

Leur accroche résume parfaitement l'intérêt de ce système :
"Bought locally, ordered on-line, delivered to your door!!!"

mardi, avril 03, 2007

Interview de Jean-Yves Quentel, créateur de Voozici

Rencontre avec Jean-Yves Quentel, créateur du site de recherche locale Voozici, dont je vous avais déjà parlé.

Pouvez-vous nous présenter Voozici?
Voozici est un site communautaire pour l’échange de bonnes adresses. Nous connaissons tous des boutiques, des artisans, des restaurants que nous aimons particulièrement et notre site est une plateforme pour échanger ces adresses avec nos proches et les internautes en général.

Comment est né ce projet?
Cela faisait longtemps que j’avais envie de me lancer moi-même dans l’entrepreneuriat. Je suis issu d’une famille d’artisans et, avec un de mes co-fondateurs, nous nous demandions comment appliquer les concepts du web 2.0 à ce marché. Après un tour d’horizon aux Etats-Unis, nous avons pensé qu’un vrai nouveau modèle existait et nous nous sommes lancés.

Justacoté, Dismoiou, les-horaires, Gootza, les projets concernant la recherche locale sont de plus en plus nombreuses. Selon vous ce phénomène correspond il à une attente des Internautes?
Je crois qu’il y a vraiment une attente des internautes sur ces sujets: ils sont assez avides d’informations locales qu’ils ont beaucoup de mal à trouver. Le test est finalement assez simple : combien de clicks vous faut-il pour trouver la température à Des Moines, Iowa ? Combien maintenant pour trouver un bon plombier près de chez vous ?
En ce qui concerne les projets que vous mentionnez, je trouve pour ma part assez agréable de ne pas être le seul à expliquer comment le contenu généré par les utilisateurs peut changer le monde de la recherche locale et celui du commerce local !

Ne pensez-vous pas que des synergies existent entre certains de ces projets? Envisagez-vous des partenariats?
Effectivement, des synergies existent entre tous les projets que vous évoquez. Je ne m’inquiète pas outre mesure : si les messages sont proches aujourd’hui, ces projets sont sur des trajectoires différentes et, dans un an, la carte sera sans doute très différente avec des spécialisations plus claires. A ce moment-là, des partenariats seront sans doute évidents et nous n’hésiterons pas à en faire.
Enfin, je connais les personnes derrière certains de ces projets et ce sont des gens de grande qualité, je n’ai donc aucun doute que nous trouverons tous notre place.

Vous venez d'intégrer un mash-up Google Earth sur Voozici, quel est l'intérêt pour le visiteur de cette nouvelle fonctionnalité?
D’abord, cela vous permet un autre type de recherche, pas seulement guidé par le code postal ou la nature de l’activité du commerçant, artisan que vous recherchez : regardez les hôtels corses de notre base, ou encore l’île de Noirmoutier et vous verrez que cela donne une autre dimension à la recherche.
Ensuite, cela nous permet d’être présent sur le bureau informatique de l’utilisateur ce qui est toujours utile pour faire connaître et reconnaître notre marque.

Pour rendre votre service vraiment intéressant, il est indispensable d'atteindre une taille critique d'avis. Comment faîtes-vous pour inciter les Internautes à contribuer (buzz, concours, cadeaux...)?
Pour l’instant, nous sommes très focalisés sur les fonctionnalités du site et passons beaucoup de temps avec les utilisateurs pour comprendre ce qui marche, ce qui ne marche pas et ce que nous devrions approfondir. Nous passerons à une phase plus active de promotion lorsque nous serons bien certains que notre site est devenu transparent, c’est-à-dire que son interface disparaît derrière la fonctionnalité.
Ceci ne nous empêche pas de faire parler de nous auprès des bloggeurs et de la communauté web 2.0 même si le plus grand nombre de nos utilisateurs finaux ne font pas partie de ce groupe. Je me méfie un peu des promotions basées sur les cadeaux : combien d’internautes viennent uniquement pour les cadeaux et ne reviendront jamais ?

Comment les professionnels (commerçants, artisans...) perçoivent votre service? Ne craignent-ils pas les critiques des Internautes?
Nous devons le leur expliquer. Ceux à qui nous en avons parlé ont une réaction très positive car ils ont besoin de promouvoir leurs services et savent qu’ils devront le faire de plus en plus sur Internet. Ceci dit, ils se méfient des possibilités d’abus divers et variés (fausses critiques, etc.). Il faut leur expliquer ce que nous faisons, comment nous comptons nous protéger de ces abus, un travail d’explication que je fais d’autant plus facilement que c’est un univers que je connais bien personnellement.

Envisagez-vous de leur ouvrir l'espace (possibilité pour eux de communiquer des informations par exemple, d'échanger avec les internautes...)?
Oui, nous avons des fonctionnalités de ce type sur notre plan de route produit. La subtilité consiste à trouver des modèles qui soient gagnant-gagnant pour les commerçants et les consommateurs.

Quelles sont les prochaines évolutions prévues pour Voozici?
La communauté ! C’est la direction fondamentale de notre site : nous ne sommes pas un simple annuaire, ni un simple moteur de recherche mais une communauté vivante, faite de membres et de leurs connexions. L’essentiel de notre travail est de nous assurer que les membres enregistrés qui ont fait l’effort de bâtir une réplique de leur réseau social en tirent de véritables avantages. Restez donc à l’écoute !

Merci et bonne continuation à Voozici!

lundi, avril 02, 2007

Quel modèle économique pour la recherche locale communautaire?

Christophe Camborde, Président d'Agematis vient de publier une analyse de l'engouement pour les nouveaux services web 2.0. L'auteur s'interroge sur les modèles économiques qui entourent ces nouveaux projets. Il soulève notamment la "question" de la gratuité de ces services. Il résume très bien la nouvelle problématique du web 2.0 "le bénéfice client d'abord et la valeur ajoutée ensuite, après ou jamais".

Cette phrase résume assez bien le manque de visibilité qui accompagne souvent le démarrage de ces multiples services innovants, générateurs de trafic mais pas forcément de "cash".
Face à cet enjeu, l'auteur met en avant plusieurs sources de revenus :

- La publicité, bien évidemment, sur laquelle repose bon nombre de stratégies. Mais comme le dit très justement Michel de Guilhermier "Si on additionne tous les espoirs de revenus liés à la publicité des start-ups du web 2.0, on doit sûrement aboutir à 100 fois le marché de la publicité en ligne. Il n'y en aura donc pas pour tout le monde ! La publicité en ligne est un marché important, en forte croissance, mais il est limité."

- Les services en marque blanche : cela consiste à revendre son service à une autre entreprise. Mais dans ce cas, la question est de savoir si mon service peut être réellement être exploité par une autre entreprise et si je ne risque pas d'en perdre sa maîtrise globale et sa valeur ajoutée.

- La mise en place d'un système mixte payant/gratuit : l'Internaute aura accès gratuitement au service "basique" mais il devra payer (forfait, abonnement...) pour bénéficier de l'ensemble des prestations. C'est par exemple le modèle des réseaux professionnels type Viadeo.

il est utile d'appliquer ces différentes solutions au cas spécifique de la recherche locale communautaire. En effet, nombre de services viennent d'être lancés (j'en ai parlé ici et ici) et il va être intéressant de voir comment ces derniers vont pouvoir rentabiliser leurs projets. Si la demande vis à vis de ce type de service semble réelle, il apparait plus difficile de définir une source de revenus précise et durable.

Tout d'abord, la publicité peut être ici aussi une grosse source de rémunération. En effet,la possibilité d'y diffuser des publicités ciblées (géographiques, centres d'intérêt...) offrent de réelles perspectives de revenus.
La vente de ces espaces pub (et de couponing par exemple) peut réellement intéresser, comme l'explique Daniel Gergès, les petits commerçants/artisans/prestataires de services locaux. Ils vont pouvoir toucher une clientèle potentielle beaucoup plus large que celle habituelle et déjà intéressée (puisque elle a elle-même fait la démarche de recherche). Reste à définir le coût de ces espaces, sachant que les petits commerçants ne sont peut-être pas prêts à investir de gros budgets dans de telles opérations. Mais, l'élément fondamental est de réussir à vaincre les réticences que les professionnels pourraient avoir face leur exposition aux avis (parfois négatifs) des Internautes.
Seront-ils prêts à payer des espaces publicitaires sur des sites publiant parfois des critiques sur leur propre activité.

Quoiqu'il en soit, la première des choses pour tous ces nouveaux services est d'atteindre une taille assez importante (avis, services et commerces répertoriés...) pour que le visiteur y trouve un réel intérêt. Pour attirer les contributeurs, il est indispensable de se différencier en offrant un maximum de fonctionnalités facilitant et enrichissant la recherche. La simple publication d'avis n'ai sans doute pas suffisante. Dans ce sens, je trouve que Voozici se démarque un peu. Malgré une ouverture très récente (février 2007), le site propose déjà un Mashup Google Earth permettant de visualiser l'adresse recherchée, une blogbox (outil générant une carte de ses endroits préférés pour son propre blog ou site).

Pour ce qui est de la possibilité d'associer services gratuits et payants, cette solution semble plus difficile. En effet, l'Internaute vient avant tout chercher une adresse, un avis et il est quasi impossible de faire payer le visiteur pour y avoir accès. Les possibilités de rémunération pour ces services semblent vraiment se trouver du côté des commerçants. Plutôt que de rester simple spectateur, il serait vraiment pertinent de les impliquer dans le développement du service. Cityvox propose par exemple un espace personnalisable par les professionnels afin de présenter leur établissement et activité : offre, promos, horaires...Ainsi, ils deviennent des véritables acteurs de leur propre visibilité.
Mesmagasins.com va encore plus loin dans cette démarche en proposant aux professionnels de créer leur propre vitrine sur le site. Ainsi chacun dispose d'un espace où il peut détailler son activité, insérer des visuels, annoncer des évènements. Il peut lui-même gérer les mises à jour de sa vitrine. Mesmagasins.com permet ainsi aux petits commerçants de se doter d'un véritable outil on-line avec des investissements beaucoup moins lourd que pour la mise en place d'un "véritable" site internet.

S'il est assez difficile d'envisager de faire payer les Internautes, les sources de revenus pour ces nouveaux services semblent donc plus être du côté des professionnels (commerçants, artisans, services...).
Pour ces derniers, prendre le risque d'être exposer aux critiques des clients, peut être un réel facteur de différenciation.

vendredi, mars 30, 2007

Le commerce local s'expose sur le web

Un article intéressant à lire sur le site news.fr qui analyse le phénomène consistant à créer "des passerelles entre monde virtule" et le commerce en dur. L'article y présente la nouvelle tendance, comme il le qualifie, conciliant recherche d'infos sur le web et achat en magasin physique. Il explique comment plusieurs sites "américains" se sont lancés dans des projets de moteurs de recherche locale. Le principe consiste à se servir du web pour voir où on peux aller acheter physiquement son produit.

News.fr présente plusieurs exemples de projets comme Krillion, qui permet en fournissant un type d'appareil d'électroménager et un code postal, de savoir quels magasins commercialisent ce produit. De même, NearbyNow offre la possibilité de vérifier quels produits sont disponibles dans un centre commercial précis.

Au vue de ces exemples, on s'aperçoit que les perspectives pour ce type de service sont vraiment intéressantes. Les initiatives actuelles concernant le search local illustrent qu'en France aussi les passerelles existantes entre web et commerce physique sont source de nombreuses idées!

L'analyse de news.fr permet de bien ce nouveau "phénomène" et d'illustrer la citation de Greg Sterling, du cabinet Sterling Market Intelligence, dans le New York Times, "alors qu'Internet était sur le point de permettre à toute entreprise de vendre ses produits partout dans le monde, il pourrait bien en fait être utilisé pour faire le contraire : fournir aux consommateurs des informations relatives à ce qu'ils peuvent acheter localement"...

samedi, mars 24, 2007

Voozici innove dans la local search

Voozici est un site communautaire où vous pouvez échanger vos avis, bons plans sur votre ville ou votre quartier. Comme pour Justacoté, le concept repose aussi sur la contribution des Internautes.

Lancé début 2007, le site vient d'intégrer un mash-up Google Earth. Avec cet outil, vous pouvez désormais visualiser la rue de l'établissement que vous recherchez. Cette nouvelle application, simple d'utilisation, offre une réelle interactivité à la recherche. C'est également un outil très pratique pour visualisez la distance pour vous rendre à l'établissement choisi et pourquoi pas voir où on peut se garer à proximité...

dimanche, mars 18, 2007

Recherche locale d' horaires avec les-horaires.fr

Je viens de découvrir un service assez pratique les-horaires.fr. Comme son nom l'indique, vous pouvez consulter les horaires de nombreux magasins/services/administrations de tous les départements. Service simple mais pratique, qui en plus indique sur la fiche que l'on regarde si le magasin est ouvert ou fermé au moment de la consultation.

Comme pour les sites que je vous avais présentés ici et ici, ce sont les internautes qui contribuent en ajoutant eux-mêmes des horaires.
Tous ses services plus ou moins récents reposent donc sur la contribution des Internautes et n'offrent un véritable intérêt qu'en proposant un très large choix de magasins/services répertoriés. Mais, faire participer les internautes de manière gratuite me semble assez difficile sur le long terme.

Toutefois, certaines synergies apparaissent clairement. On pourrait ainsi envisager de mutualiser les informations de certains de ces sites : avis, localisation sur carte, disponibilités des horaires d'ouverture... On peut aussi envisager d'associer directement les commerçants en leur proposant d'ajouter des liens, actualités, offres promotionnelles (comme le fait déjà les-horaires.fr)... On obtient ainsi un maximum d'informations et des fiches vraiment pertinentes pour les lecteurs.

En tout cas, la recherche locale semble propice à de nombreuses initiatives et c'est tant mieux!!!