mercredi, mai 23, 2007

Faire contribuer les Internautes, un dur combat!

J'ai lu il y a quelques semaines (mais pas le temps d'en parler) un billet très intéressant sur weblocal concernant la participation des Internautes aux contenus des sites. On y découvre ainsi que "seulement 0,16 % des visiteurs de You Tube viendraient y déposer des vidéos, et 0,2 % des visiteurs de Flickr viendraient y déposer des photos" (voir l'article sur pointblog).

A la vue de ces chiffres, on s'aperçoit que malgré l'explosion du web dit participatif ou communautaire, ce concept ne semble encore représenter qu'une goutte d'eau des pratiques d'Internet (...). L'article de Weblocal met cela en relation avec la règle du 90-9-1 de Jakob Nielsen et que je trouve extrêmement vrai :
- 90% des utilisateurs en moyenne sont passifs et n'apportent pas de contenus aux sites
- 9% contribuent occasionnellement
- 1% participe beaucoup et contribue à l'immense majorité des contenus générés par les Internautes.

Je trouve l'analyse de Bertrand Saulier (le rédacteur de weblocal) quand à la pérennité des services de web local et plus particulièrement de recherche locale dont je vous ai déjà parlé ici, ici et encore ici vraiment pertinente. Pour lui, cette faible participation semble rendre difficile le développement des sites basés uniquement sur l'apport des Internautes. Avec l'apparition de ces nouveaux service locaux, je m'étais fait aussi cette réflexion quand au modèle économique de ces services. En effet, il me semble que pour eux, les sources de revenus devaient provenir des commerçants, artisans, professionnels qui allaient se servir de ces sites pour communiquer (pub, annonces, vitrines on-line...) auprès d'une cible réceptive et qualifiée.
Mais dès lors, comment convaincre des annonceurs si le site n'attire que quelques centaines de contributeurs réguliers. Pour les annonceurs, cela représente une visibilité sans doute assez restreinte (même s'il faut bien évidemment différencier contributeurs et visiteurs du site!).

Pour devenir vraiment "attractif" pour les professionnels, il faut obligatoirement posséder un contenu étoffé. Mais comment faire alors? Comme le souligne weblocal, les éditeurs du site peuvent eux aussi participer à l'enrichissement du contenu. On peut aussi se demander s'il n'est pas utile de récompenser les contributeurs afin de les inciter à plus participer. Si oui, sous quelle forme : argent, cadeau??? Mais dans tous les cas, en adoptant ces dernières solutions, on s'éloigne clairement du concept original de web participatif!!

Personnellement, je crois au réel intérêt de ces services locaux basés sur la contribution et l'échange volontaire même si objectivement, je suis encore sceptique sur leur capacité réelle à générer des revenus.

mardi, mai 22, 2007

Supermarché virtuel de proximité : une nouvelle façon de vendre pour les petits commerces?

Je découvre via le blog de Thibault, un concept super intéressant (il ne me semble pas que cela existe en France, du moins pas sous cette forme là) : Poptotheshops. C'est en fait un supermarché virtuel de proximité qui se situe au sud du Pays de Galles. Ce supermarché on-line propose les produits des petits commerçants locaux avec la livraison à domicile : boucher, poissonnier, boulanger...

L'idée classique à la base (les supermarchés alimentaires on-line ne sont pas nouveaux : Hourra, telemarket existent depuis plusieurs années, mais il se démarque par son positionnement. En ne vendant que les produits des commerces locaux, le site maintient le lien entre le client et le commerçant tout en effaçant les contraintes d'horaires du magasin traditionnel. Comme le souligne Thibault, 36 commerces ont déjà rejoint le site et seulement un seul s'est retiré car il ne pouvait plus faire face au surplus d'actvité engendré, ce qui démontre déjà un certain succès (même s'il n'y a encore que 300 clients).

Pour les commerçants, l'intérêt est très grand. Ils peuvent rendre leur offre accessible en permanence et donc se démarquer des hypermarchés aux horaires d'ouverture souvent plus larges. Mais surtout, en se rassemblant sur une même plateforme, les commerçants augmentent fortement leur visibilité en permettant aux visiteurs de se rendre dans de nombreux commerces en quelques clics. De plus, les coûts de mise en place et de gestion sont nettement moins importants pour chaque commerçant puisqu'il n'a pas à supporter individuellement la gestion d'un site de vente en ligne.
Pour cela, chaque magasin présent sur le site reverse une commission de 10-15% sur ces ventes, ce qui reste assez intéressant compte tenu des débouchés envisageables.

Une des question qui se pose vis à vis de ce concept est la délimitation géographique. Poptotheshops semble déjà avoir intégrer cette question puisque Springwise explique que le système a été conçu pour permettre la création de nouveaux territoires de la taille d'un simple code postal jusqu'à la taille d'un pays.

Ce concept est vraiment intéressant car ils permet aux petits commerçants de s'initier à un nouveau canal de vente tout en limitant les risques financiers et sans risque de cannibaliser leur magasin. Mais cela prend encore plus de sens, si on envisage d'utiliser ce type de site comme un véritable outil de relation-client. En effet, en plus de l'activité vente en ligne, ce site pourrait permettre aux commerces de proposer de nombreux services à destination des clients : mise en avant d'évènements, d'offres spéciales, donner la possibilité aux clients de passer des commandes spéciales, à venir retirer en magasin (comme pour le boulanger par exemple)... Les possibilités offertes sont assez nombreuses et peuvent constituer une ressource de revenus non négligeables pour les commerces de proximité.

Leur accroche résume parfaitement l'intérêt de ce système :
"Bought locally, ordered on-line, delivered to your door!!!"

mercredi, mai 09, 2007

Toute la presse près de chez vous en quelques clics

trouverlapresse.com est un service que je viens de découvrir (il a été lancé en novembre 2006, il me semble) qui est vraiment pratique : il permet de trouver la librairie ou le bureau de presse le plus proche qui vend le magazine ou journal que vous recherchez.

La recherche se fait par le biais d'un moteur, vous rentrez le nom du magazine et votre adresse, et vous obtenez la liste des points de vente à proximité qui ont cet exemplaire.


L'intérêt est réel quand on sait la difficulté parfois pour trouver une revue peu diffusée ou si on est dans un lieu que l'on ne connait pas.

Ce service a été mis en place par les NMPP (Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne). Avec cet outil, elles ont trouvé un moyen efficace de faire la promotion de la presse papier via le web. D'un point de vue fonctionnel, le site est très simple et épuré, en offrant toutefois un graphisme agréable. Mais bon, on est sur un moteur de recherche et le visiteur n'est donc pas voué à passer des heures dessus.
Sur la question de la recherche, le site est assez efficace. En plus de proposez une liste de points de ventes correspondant à sa requête, les résultats apparaissent également sur une carte Google Maps, ce qui permet de situer précisément les lieux et de se faire une idée de la distance.


Le site vient d'ailleurs de s'enrichir d'une nouvelle fonctionnalité : vous pouvez désormais consulter les horaires du point de vente que vous avez sélectionné, ce qui apporte une réelle plus-value au service.
Cet outil possède donc un véritable intérêt selon moi et permet de réconcilier presse papier et web.
Toutefois comme le souligne Gilles Bruno, le service aurait encore plus d'intérêt si l'Internaute avait la possibilité de consulter la disponibilité de plusieurs magazines et journaux dans un point de vente en même temps. Cela éviterait de devoir refaire une recherche différente à chaque fois.

En tout cas, un outil vraiment pratique pour trouvez un magazine rare sans sillonner tous les bureaux de presse près de chez soi!!

jeudi, avril 12, 2007

Lectures et liens en vrac

Un article très intéressant de Florian sur les liens sponsorisés :
http://www.outil-referencement.com/blog/index.php/366-liens-sponsorises

Lancement d'un portail d'informations publiques pour les PME :
http://www.generation-nt.com/actualites/25926/

Un pacte pour lutter contre la fracture numérique :
http://www.netpme.fr/actualite-entreprise/958-pacte-pour-lutter-contre-fracture-numerique.html

Un dossier sur le rôle du contenu dans le référencement :
http://www.dixxit.fr/livre-blanc-referencement/telechargement/?FEBEROHO

Un article sur la façon dont les Internautes lisent les résultats des moteurs de recherche :
http://www.journaldunet.com/diaporama/070329-net-lecture-resultats-moteur-recherche/index.shtml

mercredi, avril 11, 2007

Vidéo au service de la recherche locale

J'ai découvert récemment sur le blog de Renalid un nouveau site Trivop. C'est un portail proposant des vidéos de présentation d'hôtels et de leurs alentours. Une façon originale de guider l'Internaute dans son choix. Pour le moment, le site (uniquement en anglais) ne propose que des vidéos d'hôtels de Paris et de Londres.


Ce site soulève une question très intéressante : est-ce que la vidéo présente un réelle intérêt pour la recherche locale. Je vous ai récemment présenté les nouveaux projets concernant ce secteur. A ma connaisance, aucun ne propose encore ce type de service. Font-ils le faire? En ont-ils un intérêt?

Dans le cas de Trivop, ces vidéos ont selon moi un véritable intérêt. En effet, vous pourrez voir en vous rendant sur le site, que les hôtels présentés sont plutôt haut de gamme (pas beaucoup de choix à moins de 100 euros!!!). Pour eux, la vidéo est un bon outil puisque pour ce type de prestations, la qualité du lieu (des chambres mais aussi des environs) est fondamental et pouvoir "prouver" visuellement cette qualité aux futurs clients est un facteur différenciant (c'est plus efficace que de simples photos).

Mais pour la recherche locale générale, l'utilisation de la vidéo va-t-elle vraiment être utile pour l'Internaute? Il me semble que la question se pose à deux niveaux :

- Selon le type de commerce/service. En effet, si je recherche un hôtel ou un restaurant, la vidéo peut effectivement être un outil d'aide à la décision. Par contre, si je recherche un garagiste ou un pressing, quel est l'intérêt de ce genre d'outil? vraisemblablement aucun...

- Selon le positionnement de mon offre (plus ou moins haut de gamme). Là aussi, si je recherche un hôtel ou restaurant de "grand standing", la vidéo pourra m'aider à faire mon choix. Mais, si recherche un Mac Donald ou un Formule 1, la vidéo ne me sera d'aucune utilité (sauf pour ceux qui n'y sont jamais allez peut-être!!!).
Il paraît donc évident que la vidéo peut aider l'utilisateur dans sa recherche mais seulement pour des domaines précis (hôtellerie, restaurant, location de vacances...).

Il est aussi intéressant de savoir qui va prend en charge la réalisation et la mise en ligne des vidéos. Trivop compte bientôt autoriser les Internautes à déposer leurs propres vidéos. On s'inscrira là totalement dans "l'esprit communautaire" des nouveaux services de local search. Mais, pour les sites, il va falloir gérer cette nouvelle fonctionnalité afin de maintenir une certaine homogéinité dans la présentation...et bien définir l'objectif des vidéos...

En tout cas, la vidéo ne devrait pas laisser indifférent les acteurs de ce secteur!!!

mardi, avril 03, 2007

Interview de Jean-Yves Quentel, créateur de Voozici

Rencontre avec Jean-Yves Quentel, créateur du site de recherche locale Voozici, dont je vous avais déjà parlé.

Pouvez-vous nous présenter Voozici?
Voozici est un site communautaire pour l’échange de bonnes adresses. Nous connaissons tous des boutiques, des artisans, des restaurants que nous aimons particulièrement et notre site est une plateforme pour échanger ces adresses avec nos proches et les internautes en général.

Comment est né ce projet?
Cela faisait longtemps que j’avais envie de me lancer moi-même dans l’entrepreneuriat. Je suis issu d’une famille d’artisans et, avec un de mes co-fondateurs, nous nous demandions comment appliquer les concepts du web 2.0 à ce marché. Après un tour d’horizon aux Etats-Unis, nous avons pensé qu’un vrai nouveau modèle existait et nous nous sommes lancés.

Justacoté, Dismoiou, les-horaires, Gootza, les projets concernant la recherche locale sont de plus en plus nombreuses. Selon vous ce phénomène correspond il à une attente des Internautes?
Je crois qu’il y a vraiment une attente des internautes sur ces sujets: ils sont assez avides d’informations locales qu’ils ont beaucoup de mal à trouver. Le test est finalement assez simple : combien de clicks vous faut-il pour trouver la température à Des Moines, Iowa ? Combien maintenant pour trouver un bon plombier près de chez vous ?
En ce qui concerne les projets que vous mentionnez, je trouve pour ma part assez agréable de ne pas être le seul à expliquer comment le contenu généré par les utilisateurs peut changer le monde de la recherche locale et celui du commerce local !

Ne pensez-vous pas que des synergies existent entre certains de ces projets? Envisagez-vous des partenariats?
Effectivement, des synergies existent entre tous les projets que vous évoquez. Je ne m’inquiète pas outre mesure : si les messages sont proches aujourd’hui, ces projets sont sur des trajectoires différentes et, dans un an, la carte sera sans doute très différente avec des spécialisations plus claires. A ce moment-là, des partenariats seront sans doute évidents et nous n’hésiterons pas à en faire.
Enfin, je connais les personnes derrière certains de ces projets et ce sont des gens de grande qualité, je n’ai donc aucun doute que nous trouverons tous notre place.

Vous venez d'intégrer un mash-up Google Earth sur Voozici, quel est l'intérêt pour le visiteur de cette nouvelle fonctionnalité?
D’abord, cela vous permet un autre type de recherche, pas seulement guidé par le code postal ou la nature de l’activité du commerçant, artisan que vous recherchez : regardez les hôtels corses de notre base, ou encore l’île de Noirmoutier et vous verrez que cela donne une autre dimension à la recherche.
Ensuite, cela nous permet d’être présent sur le bureau informatique de l’utilisateur ce qui est toujours utile pour faire connaître et reconnaître notre marque.

Pour rendre votre service vraiment intéressant, il est indispensable d'atteindre une taille critique d'avis. Comment faîtes-vous pour inciter les Internautes à contribuer (buzz, concours, cadeaux...)?
Pour l’instant, nous sommes très focalisés sur les fonctionnalités du site et passons beaucoup de temps avec les utilisateurs pour comprendre ce qui marche, ce qui ne marche pas et ce que nous devrions approfondir. Nous passerons à une phase plus active de promotion lorsque nous serons bien certains que notre site est devenu transparent, c’est-à-dire que son interface disparaît derrière la fonctionnalité.
Ceci ne nous empêche pas de faire parler de nous auprès des bloggeurs et de la communauté web 2.0 même si le plus grand nombre de nos utilisateurs finaux ne font pas partie de ce groupe. Je me méfie un peu des promotions basées sur les cadeaux : combien d’internautes viennent uniquement pour les cadeaux et ne reviendront jamais ?

Comment les professionnels (commerçants, artisans...) perçoivent votre service? Ne craignent-ils pas les critiques des Internautes?
Nous devons le leur expliquer. Ceux à qui nous en avons parlé ont une réaction très positive car ils ont besoin de promouvoir leurs services et savent qu’ils devront le faire de plus en plus sur Internet. Ceci dit, ils se méfient des possibilités d’abus divers et variés (fausses critiques, etc.). Il faut leur expliquer ce que nous faisons, comment nous comptons nous protéger de ces abus, un travail d’explication que je fais d’autant plus facilement que c’est un univers que je connais bien personnellement.

Envisagez-vous de leur ouvrir l'espace (possibilité pour eux de communiquer des informations par exemple, d'échanger avec les internautes...)?
Oui, nous avons des fonctionnalités de ce type sur notre plan de route produit. La subtilité consiste à trouver des modèles qui soient gagnant-gagnant pour les commerçants et les consommateurs.

Quelles sont les prochaines évolutions prévues pour Voozici?
La communauté ! C’est la direction fondamentale de notre site : nous ne sommes pas un simple annuaire, ni un simple moteur de recherche mais une communauté vivante, faite de membres et de leurs connexions. L’essentiel de notre travail est de nous assurer que les membres enregistrés qui ont fait l’effort de bâtir une réplique de leur réseau social en tirent de véritables avantages. Restez donc à l’écoute !

Merci et bonne continuation à Voozici!

lundi, avril 02, 2007

Quel modèle économique pour la recherche locale communautaire?

Christophe Camborde, Président d'Agematis vient de publier une analyse de l'engouement pour les nouveaux services web 2.0. L'auteur s'interroge sur les modèles économiques qui entourent ces nouveaux projets. Il soulève notamment la "question" de la gratuité de ces services. Il résume très bien la nouvelle problématique du web 2.0 "le bénéfice client d'abord et la valeur ajoutée ensuite, après ou jamais".

Cette phrase résume assez bien le manque de visibilité qui accompagne souvent le démarrage de ces multiples services innovants, générateurs de trafic mais pas forcément de "cash".
Face à cet enjeu, l'auteur met en avant plusieurs sources de revenus :

- La publicité, bien évidemment, sur laquelle repose bon nombre de stratégies. Mais comme le dit très justement Michel de Guilhermier "Si on additionne tous les espoirs de revenus liés à la publicité des start-ups du web 2.0, on doit sûrement aboutir à 100 fois le marché de la publicité en ligne. Il n'y en aura donc pas pour tout le monde ! La publicité en ligne est un marché important, en forte croissance, mais il est limité."

- Les services en marque blanche : cela consiste à revendre son service à une autre entreprise. Mais dans ce cas, la question est de savoir si mon service peut être réellement être exploité par une autre entreprise et si je ne risque pas d'en perdre sa maîtrise globale et sa valeur ajoutée.

- La mise en place d'un système mixte payant/gratuit : l'Internaute aura accès gratuitement au service "basique" mais il devra payer (forfait, abonnement...) pour bénéficier de l'ensemble des prestations. C'est par exemple le modèle des réseaux professionnels type Viadeo.

il est utile d'appliquer ces différentes solutions au cas spécifique de la recherche locale communautaire. En effet, nombre de services viennent d'être lancés (j'en ai parlé ici et ici) et il va être intéressant de voir comment ces derniers vont pouvoir rentabiliser leurs projets. Si la demande vis à vis de ce type de service semble réelle, il apparait plus difficile de définir une source de revenus précise et durable.

Tout d'abord, la publicité peut être ici aussi une grosse source de rémunération. En effet,la possibilité d'y diffuser des publicités ciblées (géographiques, centres d'intérêt...) offrent de réelles perspectives de revenus.
La vente de ces espaces pub (et de couponing par exemple) peut réellement intéresser, comme l'explique Daniel Gergès, les petits commerçants/artisans/prestataires de services locaux. Ils vont pouvoir toucher une clientèle potentielle beaucoup plus large que celle habituelle et déjà intéressée (puisque elle a elle-même fait la démarche de recherche). Reste à définir le coût de ces espaces, sachant que les petits commerçants ne sont peut-être pas prêts à investir de gros budgets dans de telles opérations. Mais, l'élément fondamental est de réussir à vaincre les réticences que les professionnels pourraient avoir face leur exposition aux avis (parfois négatifs) des Internautes.
Seront-ils prêts à payer des espaces publicitaires sur des sites publiant parfois des critiques sur leur propre activité.

Quoiqu'il en soit, la première des choses pour tous ces nouveaux services est d'atteindre une taille assez importante (avis, services et commerces répertoriés...) pour que le visiteur y trouve un réel intérêt. Pour attirer les contributeurs, il est indispensable de se différencier en offrant un maximum de fonctionnalités facilitant et enrichissant la recherche. La simple publication d'avis n'ai sans doute pas suffisante. Dans ce sens, je trouve que Voozici se démarque un peu. Malgré une ouverture très récente (février 2007), le site propose déjà un Mashup Google Earth permettant de visualiser l'adresse recherchée, une blogbox (outil générant une carte de ses endroits préférés pour son propre blog ou site).

Pour ce qui est de la possibilité d'associer services gratuits et payants, cette solution semble plus difficile. En effet, l'Internaute vient avant tout chercher une adresse, un avis et il est quasi impossible de faire payer le visiteur pour y avoir accès. Les possibilités de rémunération pour ces services semblent vraiment se trouver du côté des commerçants. Plutôt que de rester simple spectateur, il serait vraiment pertinent de les impliquer dans le développement du service. Cityvox propose par exemple un espace personnalisable par les professionnels afin de présenter leur établissement et activité : offre, promos, horaires...Ainsi, ils deviennent des véritables acteurs de leur propre visibilité.
Mesmagasins.com va encore plus loin dans cette démarche en proposant aux professionnels de créer leur propre vitrine sur le site. Ainsi chacun dispose d'un espace où il peut détailler son activité, insérer des visuels, annoncer des évènements. Il peut lui-même gérer les mises à jour de sa vitrine. Mesmagasins.com permet ainsi aux petits commerçants de se doter d'un véritable outil on-line avec des investissements beaucoup moins lourd que pour la mise en place d'un "véritable" site internet.

S'il est assez difficile d'envisager de faire payer les Internautes, les sources de revenus pour ces nouveaux services semblent donc plus être du côté des professionnels (commerçants, artisans, services...).
Pour ces derniers, prendre le risque d'être exposer aux critiques des clients, peut être un réel facteur de différenciation.

vendredi, mars 30, 2007

Le commerce local s'expose sur le web

Un article intéressant à lire sur le site news.fr qui analyse le phénomène consistant à créer "des passerelles entre monde virtule" et le commerce en dur. L'article y présente la nouvelle tendance, comme il le qualifie, conciliant recherche d'infos sur le web et achat en magasin physique. Il explique comment plusieurs sites "américains" se sont lancés dans des projets de moteurs de recherche locale. Le principe consiste à se servir du web pour voir où on peux aller acheter physiquement son produit.

News.fr présente plusieurs exemples de projets comme Krillion, qui permet en fournissant un type d'appareil d'électroménager et un code postal, de savoir quels magasins commercialisent ce produit. De même, NearbyNow offre la possibilité de vérifier quels produits sont disponibles dans un centre commercial précis.

Au vue de ces exemples, on s'aperçoit que les perspectives pour ce type de service sont vraiment intéressantes. Les initiatives actuelles concernant le search local illustrent qu'en France aussi les passerelles existantes entre web et commerce physique sont source de nombreuses idées!

L'analyse de news.fr permet de bien ce nouveau "phénomène" et d'illustrer la citation de Greg Sterling, du cabinet Sterling Market Intelligence, dans le New York Times, "alors qu'Internet était sur le point de permettre à toute entreprise de vendre ses produits partout dans le monde, il pourrait bien en fait être utilisé pour faire le contraire : fournir aux consommateurs des informations relatives à ce qu'ils peuvent acheter localement"...

samedi, mars 24, 2007

Voozici innove dans la local search

Voozici est un site communautaire où vous pouvez échanger vos avis, bons plans sur votre ville ou votre quartier. Comme pour Justacoté, le concept repose aussi sur la contribution des Internautes.

Lancé début 2007, le site vient d'intégrer un mash-up Google Earth. Avec cet outil, vous pouvez désormais visualiser la rue de l'établissement que vous recherchez. Cette nouvelle application, simple d'utilisation, offre une réelle interactivité à la recherche. C'est également un outil très pratique pour visualisez la distance pour vous rendre à l'établissement choisi et pourquoi pas voir où on peut se garer à proximité...

dimanche, mars 18, 2007

Recherche locale d' horaires avec les-horaires.fr

Je viens de découvrir un service assez pratique les-horaires.fr. Comme son nom l'indique, vous pouvez consulter les horaires de nombreux magasins/services/administrations de tous les départements. Service simple mais pratique, qui en plus indique sur la fiche que l'on regarde si le magasin est ouvert ou fermé au moment de la consultation.

Comme pour les sites que je vous avais présentés ici et ici, ce sont les internautes qui contribuent en ajoutant eux-mêmes des horaires.
Tous ses services plus ou moins récents reposent donc sur la contribution des Internautes et n'offrent un véritable intérêt qu'en proposant un très large choix de magasins/services répertoriés. Mais, faire participer les internautes de manière gratuite me semble assez difficile sur le long terme.

Toutefois, certaines synergies apparaissent clairement. On pourrait ainsi envisager de mutualiser les informations de certains de ces sites : avis, localisation sur carte, disponibilités des horaires d'ouverture... On peut aussi envisager d'associer directement les commerçants en leur proposant d'ajouter des liens, actualités, offres promotionnelles (comme le fait déjà les-horaires.fr)... On obtient ainsi un maximum d'informations et des fiches vraiment pertinentes pour les lecteurs.

En tout cas, la recherche locale semble propice à de nombreuses initiatives et c'est tant mieux!!!

dimanche, mars 11, 2007

Sites web, les bonnes pratiques par Opquast

Je viens d'acheter le petit guide des bonnes pratiques web publié par les membres du projet Opquast, rassemblant des professionnels du web, visant à l'amélioration des services en ligne.

Ce petit mémento présente au travers de 14 pages 150 idées clés pour réaliser un projet web. Au programme, toutes les bonnes pratiques pour les services en ligne : e-commerce, syndication, newsletter.

On y découvre de précieux conseils concernant l'accessibilité, le code source, le contenu, les formulaires, la navigation, le référencement, la sécurité, les contacts et bien d'autres sujets encore...
En bref, un petit guide super pratique, glissable dans une poche et pour un prix très faible (à peine 5 euros).

Vous pouvez aussi consulter ces conseils directement sur leur site.

mardi, mars 06, 2007

Interview de Fabrice Coradin, créateur de Justacôté

Je vous ai parlé il y a quelques jours de Justacôté, nouveau service dédié au commerce de proximité.
Fabrice Coradin, initateur du projet, a accepté de répondre à quelques questions.

Pouvez-vous nous présenter Justacôté? Comment vous est venu ce projet?

Justacôté est un site collaboratif permettant de partager ses bonnes adresses de commerces de proximité en les ajoutant sur le site et en les évaluant. C'est en quelque sorte un guide des commerces et services de proximité . C'est aussi un site qui a pour objectif de valoriser les commerces et services de proximité.

L'idée m'est venue alors que j'étais au volant. Je me demandais où je pourrais aller faire mon contrôle technique et là j'ai eu "l'idée". Mais pourquoi n'existe-t'il pas de site Internet permettant de comparer les centres de controles techniques? Lire les avis des gens, savoir quelle adresse ils recommandent, etc... C'était en octobre 2005. J'ai commencé à faire des études de marché, à en parler autour de moi et puis un jour, j'ai rencontré Vincent et nous nous sommes lancés.

Quelle stratégie avez-vous mis en place pour faire connaître votre service?

Pour l'instant, étant donné que nous n'avons pas de moyens financiers, nous fonctionnons principalement grâce au buzz et aux mailings.

Quel est le modèle économique de Justacôté?

Le site est entièrement gratuit pour tous. Nous n'avons pas encore mis en place de modèle économique mais plusieurs possibilités sont envisageables pour la suite (revenus publicitaires, participation des commerçants, exploitation de notre base, etc...). Le modèle économique est à l'étude. Nous avons voulu privilégier l'aspect utile pour les internautes avant l'aspect modèle économique mais bien sûr nous en avons un pour le futur.

Les professionnels peuvent ajouter gratuitement des informations complémentaires à propos de leur établissement. Mais ne craignez vous que certains d'entre eux utilisent de manière abusive les notes négatives pour les commerces leur faisant concurrence? Avez-vous mis en place un système de contrôle des notations?

Nous avons mis en place une modération puisqu'un même utilisateur ne peut pas donner son avis sur un même établissement plus d'une fois par semaine. Nous avons également des systèmes de filtrage pour éviter tout abus.

Quelles sont les évolutions et les projets à court et long terme pour Justacôté : recherche par code postal, nouvelle catégorie de services, partenariats?

Nous avons beaucoup de projets de développement pour Justacôté. Pour le site, nous prévoyons beaucoup d'améliorations notamment les points évoqués dans votre question, mais aussi développer un vrai aspect communautaire autour du site. Pour le moment, les membres gagnent des points et montent en réputation grâce à leurs actions sur le site. Nous allons continuer à développer cet aspect. En terme de partenariat, nous avons reçu des propositions que nous étudions à l'heure actuelle.

Merci Fabrice et bonne continuation à Justacôté.

Leroy Merlin se dote d'un nouvel outil web : Toutrenover.com

Vu sur le blog de Julio, un nouveau site lancé par Leroy Merlin : Toutrenover.com.


Entièrement réalisé en flash, ce site a pour objectif de promouvoir ses produits par le bais du conseil. Le résultat est vraiment très sympa et ludique. La navigation et la présence d'interlocuteurs virtuels offre un dynamisme au contenu. Sans parler de la conception graphique qui est vraiment très réussie.

Avec toutrenover.com, l'enseigne se dote d'un superbe outil de communication on-line. Je trouve que Leroy Merlin est le distributeur ayant la stratégie web la plus aboutie dans le domaine du bricolage. Il semble avoir totalement intégré les possiblités du web en terme de conseil et de fidélisation au travers d'un panel d'outil complet auquel vient se rajouter Toutrenover : fiches conseil, forum, librairie, dossiers, espace enfant...

L'époque où la cible unique pour l'enseigne était le bricoleur professionnel semble très loin...

Le site a été réalisé par l'agence lilloise Peoleo

lundi, mars 05, 2007

Google Apps en version payante

Google vient de lancer une version payante de Google Apps au tarif de 50 dollars.

Google Apps consiste en un ensemble de services à destination des PME et des établissements scolaires comprenant une messagerie électronique (gmail), un agenda professionnel (Google calendar), un service de messagerie instantanée (Google talk) ainsi que des outils de création de pages web (Google créator).
Désormais Google Apps intègre aussi un traitement de texte et un tableur ainsi qu'une version de Gmail pour Blackberry. Avec cette application payante, les utilisateurs bénéficient de fonctionnalités supplémentaires :

- Une capacité de stockage des e-mails plus grande (10 Go contre 2)
- Une assistance 24h24 et 7j/7 en cas de problème
- Des API qui permettent aux entreprises d'intégrer facilement ces outils dans leur propre système informatique.
- La possibilité de supprimer les publicités.

Avec son "nouveau" Google Apps, la firme américaine souhaite convaincre de plus grosses entreprises en misant sur des services plus complets.
Mais Google se positionne surtout comme un concurrent sérieux à Microsoft Office Live, nettement plus cher (500 dollars) mais nettement plus complet aussi!

Info vue chez Fred Cavazza

Recherche locale avec Dismoiou

Dismoiou se présente comme un "wiki géographique communautaire".Concrètement, le principe consiste à offrir à l'Internaute un accès à une adresse locale (service, commerce, monument) via une interface cartographique (basé sur l' API Google Map). L'enrichissement de la base de données se fait comme pour Justacôté par la contribution des Internautes. En effet, ce service étant basé sur le système du wiki, chacun peut ajouter un point sur la carte.

Le site, encore en version bétâ privée devrait ouvrir prochainement. Il donne accès à une cinquantaine de catégories : coiffeurs, monuments, banque...Après avoir sélectionné une catégorie, les réponses vont apparaître sous forme de points (POI) sur la carte. En passant sa souris sur un des points, l'Internaute aura accès à des informations plus précises : nom, catégorie, adresse, description, votes, avis...
A son lancement, le site devrait déjà proposer 700 000 points aux visiteurs.

Ce service, bientôt disponible, démontre l'énorme potentiel du local search, notamment en terme de ciblage visiteurs. L'intérêt des moteurs de recherche pour ses applications en est la meilleure preuve, eux aussi se positionnement clairement sur le marché de la requête locale. Ces exemples prouvent en tout cas que le web peut être un formidable outil au service du commerce de proximité et des petits commerçants. Ces derniers en "s'appropriant" ces nouveaux services peuvent ainsi s'offrir une visibilité inespérée par le biais du web.

Reste à savoir quel est le modèle économique de ces nouveaux sites : publicité, click-call?

D'autres sites de recherche locale :
Gootza : service d'échange de bonnes adresses
Lokaliz : recherche locale de produits Ebay
Cityzeum : guide touristique mobile
Voozici : bons plans locaux

Plus d'infos ici
Interview vidéo

mardi, février 27, 2007

Utilisation des TIC par les PME (bis)

Je vous avais parlé il y a quelques semaines de l'enquête annuelle réalisée par la BNP Parisbas Lease Group (BPLG) concernant l'usage des TIC par les PME.
Voici quelques graphiques publiées par le Journal du Net qui illustrent très bien ces chiffres.




D'autres graphiques sont disponibles ici

Justacôté, le web collaboratif au service du commerce de proximité

Découvert sur Technocrunch, un nouveau service de recherche locale justacote.com. Ce site permet de trouver des commerces de proximité, qui au préalable ont été évalués par les Internautes eux-mêmes. Très "2.0", il propose une recherche à partir de 4 catégories :
- Alimentation : boucherie, boulangerie, épicerie, fromagerie, primeur...
- Automobile : carrosserie, garagiste, contrôle technique
- Beauté : coiffeur, institut de beauté, salle de sport
- Dépannage : éléctroménager, informatique, plombier, serrurier.

La requête se fait à partir d'un choix de service complèté par la ville choisie (pas de possibilité de faire de recherche par code postal pour le moment).
La réponse apparaît sous forme d'une carte (Google Maps) avec à côté les avis des Internautes ayant noter ce service.

Justacôté offre une véritable plus-value par rapport à ce qui existe déjà dans le domaine de la recherche locale en offrant en plus de l'adresse des avis critiques sur ces services.

Comme le souligne Thibault, le site manque pour le moment de contenu, ce qui en limite encore son intérêt. Mais on peut espérer que sa base de données va très vite s'enrichir...
En tout cas, Justacôté est une superbe illustration de ce que peut apporter le web collaboratif au commerce de proximité.

mercredi, février 21, 2007

La Redoute se lance dans le CtoC

La Redoute vient de lancer un nouveau service à destination de ses clients. Ces derniers peuvent désormais vendre leur biens d'occasion (CD, DVD, vêtement) par le biais du VPCiste. Pour cela l'enseigne s'est associée à Priceminister.
Les clients ont donc la possibilité de remplir des fiches produits pour leurs propres objets et de revendre. La Redoute se place alors comme intermédiaire en prenant en charge la transaction et en reversant ensuite le montant de la vente à son client (en prenant bien sûr au passage une commission). Mais la livraison de l'objet reste à la charge du vendeur.

Avec ce nouveau service, La Redoute ne souhaite pas se laisser distancer sur le marché en pleine expansion de la vente entre particuliers. Elle se positionne en concurrent directe des 3 Suisses qui ont racheté en août dernier 2xmoinscher, autre grand spécialiste du marché CtoC.

Source : emarketing.fr

lundi, février 19, 2007

Browse Goods innove dans les catalogues en ligne

Une nouvelle interface e-commerce très originale découverte sur Capitaine Commerce : Browse Goods. Ce site de vente de chaussures reprend le principe de cartographie de Google Maps. Ainsi, on a une vue d'ensemble des modèles par catégorie avec possibilité de zoomer jusqu'à la sélection d'un modèle précis.

Complètement réalisé en Ajax, Browse Goods s'inscrit dans la lignée des nouvelles interfaces riches comme Endless. Mais contrairement à ce dernier, l'intérêt d'une telle innovation reste à démontrer.
En effet, même si la navigation offre un côté "ludique", l'efficacité en terme de ventes semble beaucoup plus limitée. Cette navigation risque sans doute de perturber bon nombre d'internautes novices.

Malgré tout, le concept annonce peut-être une nouvelle forme de sites e-commerce...à voir.

vendredi, février 16, 2007

Yahoo utilise la vidéo pour toucher les PME

Yahoo poursuit son offensive pour convaincre les PME d'utiliser ses services de liens sponsorisés.Il y a quelques semaines, la firme américaine avait annoncé la baisse de ses tarifs d'achats de mots-clé, dans le but de convaincre les PME. Cette cible semble donc au coeur de la stratégie de développement de Yahoo Search Marketing, puisqu'il vient de mettre en place une campagne de communication à leur destination.
Cette campagne est composée d'un mini site et de plusieurs vidéos au ton résolument décalé (diffusé aussi sur Youtube).



Avec ces films, Yahoo souhaite atteindre les PME/TPE de manière moins conventionnelle. Si on peut douter de l'efficacité de cette stratégie de vidéos virales pour atteindre efficacement sa cible, la volonté de la marque est avant tout de faire du "buzz" autour de ses productions. Mais pour toucher les petites entreprises, YSM ne s"arrête pas là et a mis en place une véritable stratégie marketing pour les recruter : emailing, affiliation mais aussi télévente, présence à des salons professionnels, organisations de conférences. Yahoo s'est ainsi doté d'un ensemble complet d'outils pour "convertir" les entrepreneurs aux liens sponsorisés.

Au travers de cette campagne, YSM vise notamment "l'entreprise de moins de 50 salariés qui exerce une activité offline mais disposant d'un site Internet, notamment dans le domaine des services à domicile, aux particuliers et du tourisme".

Pour Yahoo, la cible des PME/TPE est donc une priorité claire, au moins, en France. Avec 54% des 175 000 PME et des 2,4 millions des TPE qui possèdent un site Internet, on comprend pourquoi!!!

Source : JDN